Méditerranéenne
Je suis une méditerranéenne
Je ne respire que près de l’eau et sous le soleil. J’ai le sang chaud, les émotions fortes et la voix haute. Chez moi, on parle fort et on rit beaucoup. On se déplace par dizaine et les conflits quotidiens ne nous empêchent pas de toujours se câliner. On retrouve le chemin de la maison en suivant les voix qui s’entendent depuis le quartier voisin. Les gens nous demandent si on se dispute mais en fait on choisit la recette du déjeuner. Nous sommes intenses et souvent impulsifs. Mais au fond nous aimons la Dolce Farniente plus que tout. La vie est belle, et nous le savons déjà. Pas besoin de prouver quoi que ce soit ni d’évoluer.
On aime nager, mais pas n’importe où, nous avons des standings de plage non négociables. En fait, nous sommes nés dans l’eau. On aime l’huile d’olive et le poisson, les fruits et les pâtisseries. On aime le bon, et on sait se régaler.
On est anxieux, stressés, traumatisés, mais bon vivants. Toujours prêts à rire jusqu’au larmes, et à pleurer jusqu’au fou rire. On aime la beauté, l’esthétique et le charme. Nous sommes séducteurs dans l’âme, et profondément séduits par l’art.
Nous parlons pendant des heures de raison et de ce qu’il faudrait faire, dans la vie et le monde, autour d’un jeu de Parché à minuit. Puis on dort en étant très reconnaissant de n’être obligé de rien. Jusqu’au lendemain en tt cas. Et on verra.
On se lève tard. Non négociable. Matinaux nous ne sommes pas. Le petit déjeuner est sacré, dure des heures, contient bcp d’étapes. On décide de ce qu’on fait de la journée après avoir bien mangé. Jamais avant. Et puis on fait un peu. On produit un peu. On vit beaucoup. Tout ce que l’on fait est intense et passionné, jamais hypocrite, tjs venant du cœur, tjs garni d’émotions. Tjs garni de plaintes… mais aussi d’amour. Puis on fait la sieste. Pcq on l’a bien mérité.
On fait la sieste après le déjeuner et c’est le seul moment de silence dans la maison.
Et puis on se lève, et c’est tard. Mais on est en forme donc on fait des miracles. On peut écrire des livres ou construire des avions, après la sieste.
On se fait des câlins même si on s’est vu la veille, même si on a dormi ensemble, même après la sieste. On adore la connection, et on est très tactile, on adore s’embrasser. 4 , 6 et 10 fois. On a tjs besoin d’un grand salon, de nombre de tabourets de loin supérieur au nombre d’habitants car tout le monde est le bienvenu. La honte est de ne pas pouvoir recevoir avec générosité , à n’importe quel moment, n’importe quelles conditions. On se plaint de recevoir, bien sûr . Mais ça fait partie du jeu et de l’ambiance. Ensuite on se plaint, on adore se plaindre, de n’avoir pas assez d’espace personnel. Puis on se retrouve seul après avoir un peu crié, ou parfois beaucoup, ensuite on prend le téléphone et on appelle tout le monde pour la Merienda. On fait la Merienda à l’heure du dîner et on laisse la porte ouverte pour les voisins. On n’est pas fait pour être seul. Mais on s’en plaindra.
On a tjs envie de dormir, mais on ne dormira pas avant d’être crevé. Et on s’en plaindra. Si qqn nous réveille à 6h du matin, c’est une occasion de réarranger le lit, baisser les rideaux, et se préparer pr le deuxième rêve. La vie est belle et on n’a pas besoin de la compliquer. On a bien compris qu’on n’était là que pour la vivre, pas la résoudre. On est aventuriers, on prend des risques, on tombe, et on recommence. Encore et encore jusqu’à paraître bête, mais on recommencera tjs et on y croira encore. On fait des résolutions qu’on ne respecte jamais. On n’aime pas qu’on nous dise qu’il faut arrêter le sucre ou le sel. Prquoi vivre sinon? La mort ne nous fait pas peur, la douleur nous la connaissons bien. Le danger nous y vivons.
Nous savons bien que le bonheur n’est ni dans les biens ni dans le confort. On avait bien vu qu’on pouvait le créer de rien. Très souvent d’une simple Merienda.
On aime la musique et on danse sur tous les sons, notre corps a sa propre personnalité et il ne faut surtout pas le réprimer. Et les percussions…c’est une invitation éternelle, à se laisser emporter par un esprit qui nous habite. Tous et toutes.
Je suis une méditerranéenne, dans le sang, l’âme et le cœur… et j’adore la Merienda.
Ilham Azghari
Je ne respire que près de l’eau et sous le soleil. J’ai le sang chaud, les émotions fortes et la voix haute. Chez moi, on parle fort et on rit beaucoup. On se déplace par dizaine et les conflits quotidiens ne nous empêchent pas de toujours se câliner. On retrouve le chemin de la maison en suivant les voix qui s’entendent depuis le quartier voisin. Les gens nous demandent si on se dispute mais en fait on choisit la recette du déjeuner. Nous sommes intenses et souvent impulsifs. Mais au fond nous aimons la Dolce Farniente plus que tout. La vie est belle, et nous le savons déjà. Pas besoin de prouver quoi que ce soit ni d’évoluer.
On aime nager, mais pas n’importe où, nous avons des standings de plage non négociables. En fait, nous sommes nés dans l’eau. On aime l’huile d’olive et le poisson, les fruits et les pâtisseries. On aime le bon, et on sait se régaler.
On est anxieux, stressés, traumatisés, mais bon vivants. Toujours prêts à rire jusqu’au larmes, et à pleurer jusqu’au fou rire. On aime la beauté, l’esthétique et le charme. Nous sommes séducteurs dans l’âme, et profondément séduits par l’art.
Nous parlons pendant des heures de raison et de ce qu’il faudrait faire, dans la vie et le monde, autour d’un jeu de Parché à minuit. Puis on dort en étant très reconnaissant de n’être obligé de rien. Jusqu’au lendemain en tt cas. Et on verra.
On se lève tard. Non négociable. Matinaux nous ne sommes pas. Le petit déjeuner est sacré, dure des heures, contient bcp d’étapes. On décide de ce qu’on fait de la journée après avoir bien mangé. Jamais avant. Et puis on fait un peu. On produit un peu. On vit beaucoup. Tout ce que l’on fait est intense et passionné, jamais hypocrite, tjs venant du cœur, tjs garni d’émotions. Tjs garni de plaintes… mais aussi d’amour. Puis on fait la sieste. Pcq on l’a bien mérité.
On fait la sieste après le déjeuner et c’est le seul moment de silence dans la maison.
Et puis on se lève, et c’est tard. Mais on est en forme donc on fait des miracles. On peut écrire des livres ou construire des avions, après la sieste.
On se fait des câlins même si on s’est vu la veille, même si on a dormi ensemble, même après la sieste. On adore la connection, et on est très tactile, on adore s’embrasser. 4 , 6 et 10 fois. On a tjs besoin d’un grand salon, de nombre de tabourets de loin supérieur au nombre d’habitants car tout le monde est le bienvenu. La honte est de ne pas pouvoir recevoir avec générosité , à n’importe quel moment, n’importe quelles conditions. On se plaint de recevoir, bien sûr . Mais ça fait partie du jeu et de l’ambiance. Ensuite on se plaint, on adore se plaindre, de n’avoir pas assez d’espace personnel. Puis on se retrouve seul après avoir un peu crié, ou parfois beaucoup, ensuite on prend le téléphone et on appelle tout le monde pour la Merienda. On fait la Merienda à l’heure du dîner et on laisse la porte ouverte pour les voisins. On n’est pas fait pour être seul. Mais on s’en plaindra.
On a tjs envie de dormir, mais on ne dormira pas avant d’être crevé. Et on s’en plaindra. Si qqn nous réveille à 6h du matin, c’est une occasion de réarranger le lit, baisser les rideaux, et se préparer pr le deuxième rêve. La vie est belle et on n’a pas besoin de la compliquer. On a bien compris qu’on n’était là que pour la vivre, pas la résoudre. On est aventuriers, on prend des risques, on tombe, et on recommence. Encore et encore jusqu’à paraître bête, mais on recommencera tjs et on y croira encore. On fait des résolutions qu’on ne respecte jamais. On n’aime pas qu’on nous dise qu’il faut arrêter le sucre ou le sel. Prquoi vivre sinon? La mort ne nous fait pas peur, la douleur nous la connaissons bien. Le danger nous y vivons.
Nous savons bien que le bonheur n’est ni dans les biens ni dans le confort. On avait bien vu qu’on pouvait le créer de rien. Très souvent d’une simple Merienda.
On aime la musique et on danse sur tous les sons, notre corps a sa propre personnalité et il ne faut surtout pas le réprimer. Et les percussions…c’est une invitation éternelle, à se laisser emporter par un esprit qui nous habite. Tous et toutes.
Je suis une méditerranéenne, dans le sang, l’âme et le cœur… et j’adore la Merienda.
Ilham Azghari